Se regarder dans le plan des yeux

fils de laine fluorecente jaune, néon de lumière noire.
dimentions correspondant à la pièce.
2013 - 2017


Figer l’interaction entre l’œil et l’espace afin de pouvoir analyser et observer dans un second temps, avec du recul, les images qu’ils forment.

Dans un large espace plongé dans le noir, des fils de laine fluorescente sont tendus sur le sol et le mur et transparaissent grâce à un néon de lumière à rayonnement ultraviolet. Ces fils tracent une construction géométrique en perspective représentant la ligne de terre, la ligne d’horizon et l’emplacement d’un point de vue à partir duquel l'on peut observer ce que forment les fils. Soit, la projection en perspective de deux surfaces rectangulaires quadrillées situées à l'intersection du mur et du sol.

La figure observée à partir de ce point représente deux plans carré qui se traversent perpendiculairement en leur centre. Les dimensions de la construction sont déterminées en fonction des dimensions de l’espace qui reçoit l’œuvre. Ici, la distance du point de vue est égale à la moitié de la longueur du mur qui reçoit la construction. Il y a alors deux espaces: Un espace physique, et un espace artificiel suggéré par les lignes en perspective du prolongement des surfaces rectangulaires. L’un construit l’autre. La rigueur de cette construction logique vise à isoler l’œuvre dans sa démarche afin de prendre du recul sur le système optique de l’œil dont on ne peut se détacher.